Haut

Des murs & des occupants

 

 

-----------------------------------------------------------------

> > Le bâtiment < < > > Les propriétaires < <

-----------------------------------------------------------------

 

-----------------------------------------------------------------

Histoire du bâtiment ...

-----------------------------------------------------------------

 

Les découvertes effectuées sur le chantier en septembre 2000 ont laissé un temps supposer que la construction était très ancienne. Michel Bourlier, sociétaire et administrateur des Amis du Vieux Saint-Etienne en 2006 a depuis effectué des recherches très approfondies. Il a ainsi retrouvé dans les archives de La Diana, un dossier particulièrement intéressant pour l'histoire de la parcelle sur laquelle est construit l'Hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve. Si, malheureusement aucun document ne concerne directement le bâtiment, ces archives permettent de mieux comprendre l'organisation et les différentes étapes de l'évolution de cet îlot.

 

L'Hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve est bien une construction du XVIIe siècle ... En effet, les hypothèses de dates antérieures émises lors de la découverte d'anciennes ouvertures ne sont pas confirmées par les textes.

 

En 1620 ...pas encore construit ...

Lors de la vente en 1620 de cette parcelle par Louis TARDY à Georges BUCHON, puis lors de sa revente en 1621 à Blaise BADOL, les documents précisent clairement qu'il n'existe alors qu'un bâtiment sur la rue Neuve (actuelle rue José Frappa), avec à l'arrière, une montée d'escalier, avec une cuisine et son grenier, et dans la cour des écuries et un colombier. L'Hôtel Jullien-Chomat [de Villeneuve] n'existe donc pas encore.

 

En 1638 ...toujours pas de construction ...

A cette date, Blaise BADOL cède l'ensemble du tènement acquis en 1621 à son beau-frère Jacques THOMAS. Aucune modification n'apparaît dans les textes.

 

En 1647 ...

Madeleine THOMAS (fille de Jacques et de Philippa THOMAS) épouse Claude JULLIEN-CHOMAT. La dot est composée de la part la plus importante des communs du tènement d'immeuble acquis par son père de Blaise BADOL : soit le jardin jusqu'à la rue du Chambon (actuelle rue Léon Nautin), la grange, l'écurie et l'étable, avec la cuisine et grenier dans la cour, avec possibilité de hausser ou construire..

 

En 1652 ...

Claude JULLIEN-CHOMAT achète à Louis TARDY pour 3.800 livres la maison et la cour contiguës à l'immeuble THOMAS en façade sur la rue Neuve (actuelle partie du 16 de la rue José Frappa). Il souhaite ainsi avoir la maîtrise des abords de la construction qu'il projette de réaliser très probablement dans la cour : l'Hôtel Jullien-Chomat [de Villeneuve].

 

1658 ... date probable de construction de l'immeuble ...



C'est en effet la date que l'on retrouve inscrite sur la bretagne de la cheminée du Grand salon du rez-de-chaussée. Si celle-ci a pu un moment être mise en doute par l'architecture du bâtiment, elle demeure à ce jour, et à la vue des textes retrouvés par Michel BOURLIER, la date la plus probable. Le numéro 203 (novembre 2001) de la revue des Amis du Vieux Saint-Etienne présente de manière détaillée cette importante recherche : L'Hôtel de Villeneuve ... un site emblématique de l'histoire stéphanoise par Michel Bourlier. 56 p., ill.

 

 

 

-----------------------------------------------------------------

Histoire des occupants ...

-----------------------------------------------------------------

 

Généalogie sommaire de la famille Jullien-Chomat de Villeneuve

 

 

1 - Jacques JULLIEN dit CHOMAT (marchand de Saint-Etienne)
1604 - épouse Suzanne GENDRE
d'où :

 

2 - Claude JULLIEN-CHOMAT (10.01.1621 - 1693)
(Marchand, bourgeois, Recteur de l'Hôtel-Dieu de 1666 à 1668, Consul de Saint-Etienne en 1674, Conseiller de S.A.R. Madame, princesse souveraine des Dombes à partir de 1681, il accède à la noblesse en devenant écuyer - cf. les armoiries sur la façade nord)
1647 - épouse Madeleine THOMAS ( 17.10.1630 - 01.1681) (fille de Jacques Thomas et de Philippa Badol)

1658 environ - Construction de l'hôtel particulier sur le terrain apporté en dot.

d'où :

 

3 - Antoine JULLIEN-CHOMAT ( 10.1667 - 11.06.1702)
(Noble, avocat au Parlement (de Dombes ?), puis Conseiller au Parlement de Dombes au décès de son père en 1693, juge en la juridiction de Feugerolles (par l'acquisition aux Charpin de Feugerolles du Domaine de Poix puis du Bessy).
1692 - épouse Jeanne FAURE (1674 - 1694)
1694 - épouse Françoise Virginie TREMEOLLES DE BARGE (en seconde noce) (1670 - 05.1757), fille du châtelain juge royal de Saint-Héand)

1717 - Construction du second portail d'entrée (actuel second portail du 13 bis rue Gambetta)

d'où :


 

4 - Jacques Etienne JULLIEN du BESSY (01.06.1698 - 03.08.1782)
(Escuyer, seigneur du Bessy)
25.08.1725 - épouse Anne-Marie de PARCHAS SAINT-MARC (fille de Messire Marcellin Balmont de PARCHAS SAINT-MARC, escuyer seigneur de VILLENEUVE et de Claudine TARDY de MONTRAVEL).

C'est donc seulement à partir de 1725 que l'hôtel particulier Jullien-Chomat devient l'hôtel Jullien-Chomat de Villeneuve ou plus simplement Hôtel de Villeneuve.

1760 - Réunions de l' "Académie des Sciences et Belles Lettres et Beaux-Arts de la ville de Saint-Etienne" (Jacques Etienne en est le secrétaire, l'Abbé Thiollière le Président)


d'où :

 

5 - Claude Marcellin JULLIEN de VILLENEUVE (13.06.1726 - xxx)
29.01.1749 - épouse Marguerite de BEGET

d'où :

6 - Armand Marie JULLIEN de VILLENEUVE (01.1754 - xxx)
10.09.1782 - épouse Marie Marguerite de la ROCHETTE (1762 - 05.1783)
20.04.1784 - épouse Hélène MAYOL de LUPE

1792 - Vente des biens de Villeneuve à Gabriel LARDERET, négociant en gros en armes de luxe et quincaillerie.

 

Les autres propriétaires de Villeneuve

 

Gabriel LARDERET (.. - 16.03.1812) achète en 1792 aux Villeneuve. Il est marié à Jeanne THOMAS le 18.10.1763.
d'où :

 

Jean-Pierre LARDERET (.. - 1815) marié à Bénédicte TESTENOIRE-LAFAYETTE, le 8 pluvios An IX.

Au décès de Jean-Pierre LARDERET, en 1815, les biens reviennent à son fils Gabriel LARDERET, mineur (la succession est assurée par sa mère, Bénédicte TESTENOIRE-LAFAYETTE).

Gabriel LARDERET décède en 1883, sans postérité, et l'hôtel de Villeneuve revient à
Claude-Philippe TESTENOIRE-LAFAYETTE (historien de Saint-Etienne), neveu de Bénédicte T.-L., cousin germain de Gabriel LARDERET.

Claude-Philippe TESTENOIRE-LAFAYETTE décède le 8 février 1903. Selon son testament, le tènement de Villeneuve est partagé en deux lots :
- sa fille Anne Marie Julie TESTENOIRE-LAFAYETTE hérite de la maison sur la rue Gambetta (le 13 rue Gambetta), de l'hôtel de Villeneuve, sa cour et ses écuries, et de la maison sur la rue Neuve (18 rue José Frappa).
- sa fille Marie-Gabrielle Cécile, épouse de Maurice Felix THIOLLIER, hérite de la maison à l'angle de la rue Gambetta et de la rue du Chambon (actuel 13 bis rue Gambetta) y compris la porte cochère (l'entrée du 13 bis).

Anne Marie Julie TESTENOIRE-LAFAYETTE, sans descendance, partagera à son tour son lot, léguant :
- à sa soeur Marie TESTENOIRE-LAFAYETTE, veuve de Pétrus GRANGER l'immeuble sur la rue du Chambon (18 rue José Frappa) et l'hôtel de Villeneuve avec sa cour sud et les écuries et
- à sa soeur Cécile et sa nièce Anne-Marie TESTENOIRE-LAFAYETTE, l'immeuble du 13 rue Gambetta.

 

C'est à partir des années 1972, que la Ville de Saint-Etienne va se rendre propriétaire de l'hôtel de Villeneuve par rachats successifs aux héritiers GRANGER, et successions diverses. Depuis 2007, la Ville de Saint-Etienne est propriétaire de la totalité de l'immeuble et des écuries.

 

 

Site auditionné par © HPSE - 29.08.2013